ABOUT THE ARTIST
JULIA AKNIN (b. 2002, painter, lives and works in Paris)

Graduated from Beaux-Arts de Paris in 2026 in Nina Childress’s painting studio.
In 2024 she was part of an exchange program at the School of the Art’s Institute of Chicago.
In 2025 she was awarded a Bredin Prat grant supporting artistic creation.




photo credit @AugustinDecarsin

EN
My work is part of a sensitive and critical reflexion around the construction of femininity, understood as a visual, narrative and cultural concept. Painting acts as a space of resistance, digestion and reappropriation of images.

Experimenting is at the heart of my practice : with a diversity of visual languages such as cutting, drawing, collage, screenprint, painting and spray paint, I engage with blended, codified and fantasized images of feminity, which I disrupt with the presence or outbreak of materials. Here, painting acts as a trace left by the body, as a real corporal experience, offsetting the controlled and simplified outline of the feminine silhouette, recognizable but devoided of identity.

I find my references in feminine magazines, cartoons, cinema, pop culture. Through cutting, I build a body of images that I recompose in my paintings or that I transform into stencils. I associate diffrent matérials and processes : printed images, gradients, glitters, iridescents, fabrics. This material exploration allows me to understand the world, one that engages both my hands and my body. The canva becomes a space of tension and resonance where techniques interact, confront one another, and build a reflexion around the representations of the female body and the physical, sensory and often chaotic realities they conceal.









Documentaire réalisé par Gaia Tourpe pour le média Le Garaage
photo credit @AugustinDecarsin

FR
Mon travail s’inscrit dans une réflexion sensible et critique sur la fabrication contemporaine de la féminité, envisagée comme une construction visuelle, narrative et culturelle. La peinture y devient un espace de résistance, de digestion et réappropriation des images. 

L’expérimentation est au coeur de ma pratique : avec divers langages plastiques tels que le découpage, le dessin, la peinture et l’aérosole, je m’intéresse aux images lisses, codifiées et fantasmées de la féminité, que je viens perturber par la présence ou le débordement de la matière. La peinture agit  ici comme une trace laissée par le corps, une expérience corporelle réelle, en décalage avec la simplification de la silhouette féminine, reconnaissable mais dénuée d’identité propre.

Je puise mes références dans les magazines féminins, les cartoons, le cinéma, la culture populaire. Par le découpage, je constitue un corpus d’images que je recompose dans mes tableaux ou que je transforme en pochoirs. J’y associe différents matériaux et procédés : images imprimées, dégradés, paillettes, iridescents, tissus. Cette exploration plastique est pour moi une manière de comprendre le monde, qui passe autant par mes mains que par mon corps.
Le tableau devient alors un espace de tension et de résonance dans lequel les technique dialoguent, se confrontent et construisent une réflexion autour des représentations du corps féminin et des réalités physiques, sensibles et souvent chaotiques qu’elles occultent.